Jour de Pâques
05/04/2026
Dans mon temps libre
je préfère me retirer du monde
mon lit en est l’entrée
avec le nu et le rêve
le rideau tiré sur le beau
le soleil et la course.
Je me défais du monde
je ne cherche à plaire ou à m’habiller
je me contente du bruit
de la machine à linge
des piaillements éparses
qui viennent l’entrecouper.
Je me fonds en couette.
Les discussions y sont muettes et profondes
J’y convoque
imaginaire et philosophes,
mon amant correspondant,
à mon cahier aussi j’écris.
Mes rides tombent
lâchées par mon front
sur chaque flanc de
mon visage elles disparaissent.
Les seins dictent leur
mollesse au dos, aux jambes
au bout des pieds.
Chacun bave, lourd,
à ma gauche, à ma droite.
Gluée par syncopes à la croûte du monde
j’épouse, en valse,
le déroulé du gastéropode