Résultats de recherche pour “karine maussière”

édition pour l’exposition Karine Maussière – Galeria Gallerati – Rome

11/04/2018

Karine Maussière Eaux et montagnes, fleurs a cura di Laetitia Bischoff


Pour un bord de mer de Karine Maussière

13/01/2016

Bords de mer - Karine MaussièreTerre grillée
En globules rouges

Monts perméables
Et ciel de lait

Les dents arides
Et consumées
D’un vieux monde

Pour « mer blanche  » de Karine Maussière

07/04/2015

Une branche sous la neige

et une veine d’écume

se ressemblent parfois

un motif ondulatoire

un tremblement sur fond de mer

ou d’hiver en montagne

 

un sursaut de ligne

en plein monochrome

merblanche - Karine Maussière

mer blanche – Karine Maussière

Pour Karine Maussière

19/01/2015

Karine Maussière

Karine Maussière

Une pause

Dans le décor

Chausse

Les temps

En un même

Bandeau

 

Une nouvelle

Ordonnée

Dans le graph

Un ciseau

Blanc

Une ponctuation

Attendue

Clôt l’espace

Pour donner

De l’espace

Au temps

 

Un souffle

Aveugle

Se contraint

En une armoire

Blanche

 

Le cadre

Conduit

Vers un

Moment

De pensée

Castel Nuovo Fotografia VI edizione

30/08/2018

Eaux et montagnes, fleurs

Karine Maussière

C’è qualcosa di contemplativo che è in sintonia col paesaggio, che ci si misura, che parla quindi delle sue dimensioni, della sua potenza, del suo pensiero? Il paesaggio cosidetto naturale non è una semplice rappresentazione bidimensionale della natura, un paesaggio lo si contempla anche nell’attraversarlo. Perché abbiamo bisogno di coniare la parola Paesaggio? Che significa questo termine? In pittura, in Occidente, il paesaggio nasce con la prospettiva. Un’impressione e un punto di vista soggettivi fanno da pretesto iniziale. La percezione dei fenomeni entra in uno spazio matematico, la base, il foglio, la tela quadrilatera. Con l’avvento del paesaggio in Occidente, l’osservatore si tiene al di fuori, non è più Natura, è altro da questa, è colui che guarda. Philippe Descola – antropologo, autore di Al di là di natura e cultura – dirà che quello fu un momento decisivo di separazione tra natura e cultura nella nostra civiltà. Oggi questa scissione, che ha reso l’uomo occidentale una specie distinta da tutti gli alttri esseri viventi, è messa in discussione.
Philippe Descola ne rivela tutta la relatività dandoci molti esempi di popoli che vivono in comunione culturale con gli elementi non umani, ovvero con gli animali, le piante, le montagne, l’acqua, le rocce, il cielo. Dovendo rivedere il nostro legame col non-umano, si può rileggere il paesaggio in chiave artistica per cambiare i codici della rappresentazione e gli sviluppi del nostro pensiero, per relativizzarli e, perché no, offrirne di nuovi.
Karine Maussière è andata in giro per il mondo, e ha tracciato la propria linea d’orizzonte. L’artista Karine Maussière, girovaga fuori dal tempo, è una
fotografa. Scatta immagini istantanee con una piccola fotocamera Instax, con tutto quanto ciò comporta in termini di unicità, imprevedibilità, casualità. Abitando sulla costa Mediterranea, l’artista riprende il mare a perdita d’occhio, e le Alpi prive di qualsiasi presenza. Crea dei polittici utilizzando sequenze su pellicola istantanea, ciascuna incastonata nelle classiche orlature bianche. Studia la loro collocazione una a fianco all’altra, in modo che la linea
d’orizzonte determini la traccia generale dell’assemblaggio. Per questo le fotografie, dando la precedenza all’orizzonte, si presentano tra loro sfalsate, o a formare una curva. Karine si rifà alla concezione cinese del paesaggio. In ogni paesaggio Shanshui l’acqua e la montagna sono sacre. In ogni paesaggio Shanshui anche la calligrafia ha la sua importanza. Il gesto fotografico di Karine Maussière è un gesto calligrafico. Mi spiego: i bordi bianchi determinano degli sbalzi nel paesaggio, come distanze di tempo e di spazio impossibili da misurare tra una Polaroid e l’altra. Due uguali bordi bianchi possono significare un lasso di pochi secondi oppure di intere giornate, così come rappresentare un solo passo o una camminata di quaranta chilometri. Le posizioni sfalsate sono come allusioni a movimenti della testa, le variazioni cromatiche come richiami alla precarietà della condizione umana.
La questione del paesaggio, che sia di ieri o di oggi, di Guilin oppure di Marsiglia, è sempre la stessa: dove collocare l’uomo? Quale posto si riserva il fotografo e con lui lo spettatore? L’artista sceglie i propri punti di forza nelle vedute che compone, e ciacuno di essi, minuscolo o enorme che sia, rivela attraverso l’opera la sua personale filosofia.

Laëtitia Bischoff

émission « Le Point sur l’art » sur RDWA

05/10/2017

2017

001 Le Point sur l’art : Marlène Dumas – RDWA – septembre

002 Le Point sur l’art : Laurent Millet – RDWA – octobre

003 Le Point sur l’art : Andres Serrano – RDWA – octobre

004 Le Point sur l’art : Berlinde de Bruyckere – RDWA – octobre

005 Le Point sur l’art : Jan Bernhartz – RDWA – octobre

006 Le Point sur l’art : Laocoon – RDWA – novembre

007 Le Point sur l’art : Sophie Patry – RDWA – novembre

008 Le Point sur l’art : Esther Berelowitsch – RDWA – novembre

009 Le Point sur l’art : Les dessins de Michel-Ange – RDWA – novembre

010 Le Point sur l’art : BAULT – RDWA – décembre

011 Le Point sur l’art : Annabel Werbrouck – RDWA – décembre

012 Le Point sur l’art : Cy Twombly – RDWA – décembre

013 Le Point sur l’art : Pour un Claude Monet des années 20 – RDWA – décembre

014 Le Point sur l’art : Valérie Legembre – RDWA – décembre

 

2018

015 Le Point sur l’art : Gaston CHaissac – RDWA – janvier

016 Le Point surl’art : Fabienne Verdier – RDWA – janvier

017 Le Point sur l’art : De Julia Huteau  à Emmanuel  Levinas – RDWA – janvier

018 Le Point sur l’art : Le Corbusier – RDWA – janvier

019 Le Point sur l’art : William Turner – RDWA – janvier

020 Le Point sur l’art : Géraldine Trubert – RDWA – février

021 Le Point sur l’art : Karine Maussière – RDWA – février

022 Le Point sur l’art : Gaël Davrinche – RDWA – février

023 Le Point sur l’art : Olivia Benveniste – RDWA – février

024 Le Point sur l’art : Georges Grosz – RDWA – mars

025 Le Point sur l’art : Petros Koublis – RDWA – mars

026 Le Point sur l’art : Paul Wallach – RDWA – mars

027 Le Point sur l’art : Jean-Michel Fauquet – RDWA – mars

028 Le Point sur l’art : Claudia Fontes – RDWA – avril

029 Le Point sur l’art : Egon Schiele – RDWA – avril

030 Le Point sur l’art : Hokusai – RDWA – avril

031 Le Point sur l’art : Madeleine en extase par le Caravage – RDWA – avril

032 Le Point sur l’art : Laure Gilquin – RDWA – mai

033 Le Point sur l’art : Lorie de Stéphane Lavoué – RDWA – mai

034 Le Point sur l’art : La bergère de Moreesle – RDWA – mai

035 Le Point sur l’art : Pierrette Bloch – RDWA – mai

036 Le Point sur l’art : Felix Gonzales Torres – RDWA – mai

037 Le Point sur l’art : Mamadou Gomis  – RDWA – juin

038 Le Point sur l’art : Adrien M et Claire B – RDWA – juin

L’atelier de Nicolas Bouvier

24/11/2016

L’atelier de Nicolas Bouvier

Comme un poème de Nicolas Bouvier saisit une seule atmosphère regroupant lieux et dates disparates. Dans le recueil le dehors, le dedans, l’auteur précise à la fin de « zone de silence » : Ceylan

Galle 1955

Genève 1982

Une seule expérience visitée à trois intervalles à trente ans d’écart et des milliers de kilomètres pour un miel de lecture.

En l’atelier de Nicolas Bouvier, il est un mélange, un bricolage des temps et des saveurs. Rien n’est pur qu’en miroir d’une couture. Sous l’étoile de Nicolas Bouvier est un atelier de couture, de métissage d’une pluralité d’ingrédients.

Mario Merz est un de ces entremêleurs où la force du tout provient de la convocation d’étrennes, d’élans, de goûts disparates. Ainsi dans les igloos cohabitent l’invocation d’une forme « première » : « Cherche la première maison

Cherche la maison hémisphérique » , le néon contemporain, l’éveil politique ( phrase en lien avec la guerre du Vietnam), le naturel ( branche, tête d’animal, cire…), le monde mathématique. Un igloo est tel une carte du monde, une manière de relier, de résumer. Chaque essence, pour son aura, est convoquée en une réunion onusienne des univers : les sciences, le nomadisme, la nature, la technologie, l’architecture, le temporel, l’intemporel. Dans ce pacte artistique, où chaque élément trouve sa place, sa fonction, sa complémentarité avec les autres, un dialogue et donc presque une paix des mondes s’installe.

merz

Lors de ses résidences artistiques, Valérie Legembre arpente en une même structure différents ambiances dissociées hiérarchiquement et fonctionnellement. A l’hôpital, elle apporte une identique qualité d’attention à la chirurgienne, à l’agent d’entretien, au logisticien. Dans les laboratoires du CEA c’est idem avec les matières travaillées et étudiées. Ainsi des patchworks naissent qui resserrent littéralement les liens des mondes. Dans la démarche de l’artiste, la couture assure un rôle révélateur, réconciliateur dans l’entreprise, un rôle de rêve aussi.

Voici un poème qui fait pendant à une Peaux-de-Photos ® réalisée par Valérie Legembre. A eux deux, ils résument cette idée :

2-coussins-4ca66

Si comme ce patchwork le montre,

un jour les ondes et les systèmes pactisent,

les cellules, les particules et les protéines

s’allient en un accord cousu,

faisant fi des strates et des masses,

alors nous aurons tout à revoir,

les aurores boréales s’inviteront

dans mon jardin,

et je me liquéfierai à leur vue.

Chez le peuple Kogi (Sierra Nevada, Colombie), les cartes sont une forme qui se rapproche beaucoup de ce que nous nommons « Art ». De ce que l’on en sait, elles sont des résumés de mondes. Telle essence d’arbre pour telle vallée, associée à telle plume pour signifier telle force convoquée. En quelques centimètres, existe une compréhension du monde, un support pédagogique et spirituel.

Dans cet atelier où l’on combine, l’homme a pu mêler la nature à ses usages par l’ornement, à ses mythes par la mise en scène d’êtres hybrides, à son commerce et à ses outils. L’homme contemporain a laissé sa dernière trace d’attachement à la nature sur des logo-icônes dans lesquels chacun projette et reconnaît un usage à défaut d’un élan animal sauvage. Au sortir de cet atelier de couture, l’arabesque mathématique épouse la tige de fleur, le monde décoratif pousse, s’organise sur ce terreau. Il n’y a plus que deux mondes à table : l’homme et la plante. Encore est-il intéressant de se demander s’il fallait à la base les dissociés.

deeremotif

 

 

 

 

Il est aussi des artistes qui n’œuvrent pas en couture mais en découpe. Nous retrouvons alors Karine Maussière. Elle desserre l’expérience du paysage. C’est à nous qu’elle demande l’effort mental de couture d’horizon. Ses bords blancs sont des échappatoires, des fentes temporelles.

merblanche - Karine Maussière

Une pause

Dans le décor

Chausse

Les temps

En un même

Bandeau

 

Une nouvelle

Ordonnée

Dans le graph

Un ciseau

Blanc

Une ponctuation

Attendue

Clôt l’espace

Pour donner

De l’espace

Au temps

 

Un souffle

Aveugle

Se contraint

En une armoire

Blanche

 

Le cadre

Conduit

Vers un

Moment

De pensée

Par ces ouvertures, c’est nous, les spectateurs, qui sommes plongés en plein atelier de Nicolas Bouvier, bricolant mentalement des liens, des mains serrées pour se débarrasser des frontières.